Gardien insomniaque du foyer

Abstraction organique dans l’esprit du surréalisme. L’œuvre révèle la vie intérieure d’un bois séculaire. Les ouvertures traversantes et les lignes fluides créent une image en équilibre entre réalité et rêve. L’esthétique wabi-sabi souligne la beauté naturelle du temps, tandis que le socle de marbre confère à la composition une architecture achevée. Hommage à Max Ernst.

Description

En travaillant cette racine d’olivier vieille de plusieurs siècles, je pensais à « L’Ange du foyer » de Max Ernst. L’ange de son tableau naît du papier et de la peinture — plat, volant, prêt à disparaître au moindre coup de pinceau. Le bois ne permet pas une telle fragilité : il pèse et retient sa forme tout autrement.

J’ai sculpté le long de lignes qui existaient déjà dans le tronc — des cassures aiguës, des virages soudains, comme si l’arbre avait changé plusieurs fois d’avis quant à la direction de sa croissance. Dans ces virages, je n’ai pas vu du chaos, mais de la vigilance : une créature qui ne dort pas, parce que sa tâche est de se tenir debout et de veiller.

Les vides traversant la masse, je les ai laissés presque intacts au-delà du nécessaire — c’étaient déjà des cavités toutes faites à l’intérieur du tronc, et je les ai seulement élargies juste assez pour que la lumière les traverse de part en part, sans s’y retenir. Ces vides ne sont pas un ornement. Ce sont les endroits où le gardien laisse le monde le traverser, au lieu de le lui masquer.

Le polissage de la surface n’a rien de fortuit : en dessous est apparu un réseau dense de veines, sombres et ramifiées comme des vaisseaux — je voulais que le bois ne paraisse pas comme une matière morte, mais comme quelque chose encore capable de réagir au toucher.

J’ai délibérément laissé le socle de marbre froid et détaché — la forme lourde et inquiète au-dessus avait besoin d’un support qui ne cherche pas à rivaliser avec elle. La pierre se contente de tenir ; toute la tension est réservée au bois.

En en faisant le tour, la sculpture refuse de se laisser lire d’une seule manière : d’un point de vue, le gardien semble scruter intensément le lointain, d’un autre, il se replie sur lui-même, comme s’il se cachait de son propre regard. Il m’importait de ne pas figer une pose finale, mais de laisser cette créature dans une vigilance constante et non résolue — telle que doit être un gardien posté sur un seuil.

Informations complémentaires

Poids 21 kg
Dimensions 108 × 60 × 42 cm
Auteur

Hanko

Technique

La sculpture est réalisée à partir de la racine d'un vieil olivier d'un âge considérable, préservant ses cavités traversantes naturelles.

Matériau

Olivier (400 ans), cire, huile, marbre.

Édition

1/1 — œuvre unique

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Sculptures artisanales

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Expédition internationale

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Éco-responsable

Sculpté dans du bois d’olivier issu de sources durables – une matière naturelle récupérée qui, sans cela, aurait été perdue. Aucune finition toxique, aucune production industrielle.