Sculptures en Bois & Objets Artistiques
Labyrinthe de Chair (Minotaure)
Le mythe du Minotaure traduit dans le langage de la plastique abstraite. Dans les courbes d’un olivier de 300 ans s’est figé un drame éternel : une puissance bestiale aspirant à la beauté humaine, et un corps devenu son propre labyrinthe. La sculpture change selon l’angle de vue — de la corde tendue d’un arc à la musculature crispée d’un taureau.
Description
Cette sculpture en olivier de 300 ans n’est pas une simple composition abstraite, mais une reconstruction métaphorique du mythe du Minotaure, où le matériau et la forme deviennent porteurs de tragédie et de dualité. L’artiste n’a pas créé une forme achevée : il a « libéré » l’image déposée par la nature elle-même.
Dans la plastique du bois se devine l’anatomie de la créature mythique enfermée dans le corps d’un taureau. La silhouette complexe et courbée, surtout dans sa partie gauche massive, rappelle le cou puissant et tendu et le garrot d’un taureau. Les formes lisses, volontairement « fondues », créent l’illusion d’une musculature lourde, prête à bondir. Mais cette force brute s’écoule en passerelles élégantes, presque fragiles, percées de vides.
Les ouvertures traversantes et les découpes complexes dans la structure du bois deviennent une allusion directe au labyrinthe de Cnossos. Contrairement à la géométrie rigide de la pierre, ce labyrinthe est organique, naturel. L’espace négatif y joue le rôle de passages et d’impasses où le regard peut se perdre.
L’olivier, avec son dessin velouté unique et ses veines profondes, transmet idéalement la corporalité du mythe.
La dynamique de la sculpture, surtout dans son développement horizontal, crée une sensation de mouvement continu. D’un côté, c’est la danse sauvage et victorieuse d’un taureau brisant ses liens. De l’autre — une agonie, un corps qui se tord de douleur, déchiré par le vent du temps.
Cette œuvre est une sculpture existentielle, où le Minotaure perd sa monstruosité concrète pour devenir le symbole universel d’une âme déchirée par les contradictions, à jamais enfermée dans son propre corps-labyrinthe.
Informations complémentaires
| Poids | 1 kg |
|---|---|
| Dimensions | 50 × 30 × 30 cm |
| Artiste | Hanko |
| Matériau | Olivier (~300 ans), socle — marbre blanc |
| Année | 2024 |
| Dimensions | 50 × 30 × 30 cm |
| Série | Métamorphoses |
| Édition | 1/1 — œuvre unique |
| Esthétique | wabi-sabi, surréalisme, abstraction organique, biomorphisme, mythopoétique |
















Avis
Il n’y a pas encore d’avis.