Labyrinthe de Chair

Le mythe du Minotaure, traduit dans le langage de la plastique abstraite : dans les courbes d’un olivier ancien s’est figé un corps qui aspire à la fois à la force animale et à la mesure humaine — sans jamais devenir pleinement l’une ni l’autre. La sculpture se lit différemment selon l’angle de vue : d’une musculature de taureau ramassée à un réseau fragile de couloirs sans issue.

Description

J’ai trouvé dans la racine d’un vieil olivier ce que le mythe dissimulait depuis des millénaires : le corps du taureau et le labyrinthe qui l’enferme — deux images fondues en une forme unique et indivisible.

La partie massive, à gauche, est l’encolure, la nuque, une concentration de force : des volumes lisses et fluides qui se lisent comme une musculature lourde, prête à bondir. Le bois y est dense, presque sans faille — le corps ne sait pas encore qu’il est captif. Mais à mesure que le regard glisse vers la droite, la chair se mue, avec une insistance croissante, en labyrinthe : la masse se fragmente en fines cloisons, presque fragiles, traversées de vides béants. Ce ne sont plus des muscles, mais les couloirs et les impasses du palais de Cnossos — bâtis non par un maçon, cependant, mais par la croissance même de l’arbre : organiques, sans un seul angle droit, sans aucune géométrie qu’un esprit humain pourrait saisir ou maîtriser.

Je vois dans ce passage l’essence même du mythe : en apparence, la force du taureau brisant ses liens — mais en réalité, cette même force enfermée dans ses propres couloirs, condamnée à se heurter, encore et encore, au mur aveugle de son propre corps. Victoire et enfermement ne sont ici qu’un seul et même mouvement, simplement vu sous des angles différents.

Les veines sombres, par endroits presque calcinées, du côté droit du tronc, je les ai laissées intactes — là où l’arbre a poussé le plus difficilement, sa texture garde une tension semblable à la trace d’un combat qu’il est impossible de gagner, car l’adversaire, c’est soi-même.

Informations complémentaires

Poids 18 kg
Dimensions 45 × 110 × 42 cm
Technique

La sculpture est réalisée à partir de la racine d'un vieil olivier, préservant les cavités traversantes naturelles et le relief du bois. Installée sur un socle métallique.

Avis

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Sculptures artisanales

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Expédition internationale

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Éco-responsable

Sculpté dans du bois d’olivier issu de sources durables – une matière naturelle récupérée qui, sans cela, aurait été perdue. Aucune finition toxique, aucune production industrielle.