Sculptures en Bois & Objets Artistiques
Le Temps Pétrifié
Une racine d’olivier dans une enveloppe de cubisme magique — l’organique transformé en cristal. Gardien silencieux de l’éternité, parlant le langage de la géométrie.
Description
Dans cette œuvre, le sculpteur enferme dans une enveloppe géométrique non pas simplement un morceau de bois, mais la matière même de l’éternité. La racine d’olivier, témoin des siècles ayant vu se succéder les époques, cesse ici d’être un simple matériau organique. L’artiste l’extrait de force du cycle naturel de la vie et de la mort, comme s’il la soumettait à une alchimie invisible transformant la chair en cristal.
L’œuvre appartient à l’esthétique du cubisme magique. Les lignes brisées et les arêtes vives ne font pas que diviser le volume — elles tranchent le continuum temporel. La sculpture perd son relief naturel, mais acquiert l’illusion d’une structure minérale solide et immuable. Le spectateur ne voit pas une racine, mais une coupe de roche sédimentaire ; non pas du bois, mais une météorite tombée d’une dimension parallèle.
Le paradoxe visuel de l’œuvre réside dans sa matière. D’un côté, nous avons la texture chaude, vivante et astringente du bois d’olivier, imprégnée du soleil méditerranéen ; de l’autre, des angles absolument sans vie, froids et stériles, plus propres aux paysages rocheux ou aux cristaux artificiels. C’est un conflit entre l’organique et la géométrie, la nature et la civilisation, l’intuition et la raison. Le trou traversant dans la partie supérieure, tel un « œil » ou une « fenêtre », révèle l’irréversibilité du temps : à travers lui surgit un vide qui n’existait pas avant que le matériau ne soit « condamné » à la pétrification.
La statique de cette sculpture est trompeuse. Elle n’est pas figée, elle est aux aguets. On a l’impression que la forme vient juste de cesser de bouger, s’arrêtant exactement au moment où le chaos commençait à prendre forme. « Le Temps Pétrifié » est un paradoxe matérialisé de l’existence : il ressemble à de la pierre mais respire comme un être vivant, craint le toucher mais est lui-même incapable de changer. C’est un gardien silencieux de l’espace galeriste, qui nous rappelle que la géométrie est la langue par laquelle l’éternité nous parle.
Informations complémentaires
| Poids | 1 kg |
|---|---|
| Dimensions | 50 × 30 × 30 cm |
| Artiste | Hanko |
| Matériau | Racine d'olivier (Olea europaea) |
| Année | 2024 |
| Édition | 1/1 — œuvre unique |
| Technique | sculpture à la main, ponçage, huile |
| Esthétique | biomorphisme, abstraction |




















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