Sculptures en Bois & Objets Artistiques
Labyrinthe de Chair
€2,300.00
Le mythe du Minotaure, traduit dans le langage de la plastique abstraite : dans les courbes d’un olivier ancien s’est figé un corps qui aspire à la fois à la force animale et à la mesure humaine — sans jamais devenir pleinement l’une ni l’autre. La sculpture se lit différemment selon l’angle de vue : d’une musculature de taureau ramassée à un réseau fragile de couloirs sans issue.
Description
Le taureau dans le labyrinthe: une sculpture abstraite surréaliste en olivier faite main
J’ai trouvé dans la racine d’un vieil olivier ce que le mythe cachait depuis des millénaires : le corps d’un taureau et le labyrinthe qui l’enferme — deux images fondues en une forme unique et indissociable. Cette sculpture abstraite surréaliste en olivier faite main naît précisément de cette tension entre la force et l’enfermement.
Une force qui ne sait pas’ encore qu’elle est prisonnière
La partie massive à gauche évoque la nuque, le cou, une concentration de puissance: des volumes lisses et coulés se lisent comme une musculature lourde, prête à bondir. Le bois y est dense, presque sans ouverture — le corps ne sait pas’ encore qu’il est enfermé.
La chair qui devient labyrinthe
Mais plus le regard glisse vers la droite, plus la chair se transforme en labyrinthe : la masse se fragmente en cloisons fines, presque fragiles, traversées de vides. Ce ne sont plus des muscles, mais les couloirs et les impasses du palais de Cnossos — non bâtis par un maçon, mais par la croissance même de l’arbre, organiques, sans un seul angle droit, sans une géométrie que l’homme pourrait comprendre et maîtriser.
La victoire et l’enfermement, un seul mouvement
Dans cette transition, je vois l’essence même du mythe : en apparence, la force du taureau brisant ses liens ; en réalité, cette même force enfermée dans ses propres couloirs, condamnée à se heurter sans cesse au mur aveugle de son propre corps. Ici, victoire et enfermement sont un seul et même mouvement, vu simplement sous des angles différents.
Une trace du combat contre soi-même
J’ai laissé intactes les veines sombres, par endroits presque calcinées, de la partie droite du tronc — là où le bois a poussé le plus difficilement, sa texture garde une tension semblable à la trace d’un combats impossible à gagner, car l’adversaire, c’est soi-même.
Note technique
La sculpture est taillée dans une racine de vieil olivier, en conservant les cavités traversantes et le relief naturels du bois. Montée sur un socle métallique.
Informations complémentaires
| Poids | 18 kg |
|---|---|
| Dimensions | 45 × 110 × 42 cm |
| Technique | La sculpture est réalisée à partir de la racine d'un vieil olivier, préservant les cavités traversantes naturelles et le relief du bois. Installée sur un socle métallique. |
















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